Mère Térésa de Calcutta

Publié le par charles

 

Au Bengale et à Calcutta, une incarnation de la charité a laissé son empreinte.


Il s’agit de Mère Térésa, dont j’ai visité la mission à Calcutta tout récemment. C’est à cet endroit qu’elle vivait avec ses sœurs, les dispensaires étant ailleurs dans la ville. Sa tombe y est présente, ainsi qu’une chapelle et un mini-musée passionnant qui retrace toute sa vie, son œuvre, et présente une multitude d’objets lui ayant appartenu.

2012021124 Calcutta Mission de Mere Teresa

Elle est née Agnes Gonxha Bojaxhiu de parents Albanais à Uskup en 1910, qui est aujourd’hui Skopje en Macédoine.

Elle trouva sa vocation a 18 ans et rejoint le couvent de l'ordre missionnaire des sœurs de Notre-Dame de Lorette à Rathfarnham près de Dublin en Irlande et entra dans l’ordre religieux Irlandais de Loreto. Elle découvre en quelques semaines qu'elle souhaite être missionnaire et part à la fin de l'année 1928 en Inde, à Calcutta, comme enseignante à la St-Mary’s high school.

La sale et miséreuse immense ville lui inspira une nouvelle mission, celle d’offrir des refuges aux sans-abris, de tacher de soigner les malades et d’offrir un peu de dignité aux mourants. Elle fonda à cet effet un nouvel ordre, les Missionnaires de la charité, en 1950.

Cet ordre essaima pendant les décennies suivantes dans le monde entier, mais Mère Térésa (nom qu’elle prit quand elle prononça ses vœux) conserva toujours comme quartier général la ville de Calcutta. Elle reçut le prix Nobel de la paix en 1979 et de nombreuses autres distinctions pour son action.

Au moment de sa mort, d'une tumeur a l'estomac en 1997, ses Missionnaires de la charité s'occupent de 610 missions, dans 123 pays, incluant des soupes populaires, des centres d'aide familiale, des orphelinats, des écoles, des hospices et des maisons d'accueil pour les personnes atteintes de maladies comme la lèpre, le sida ou la tuberculose.

 

L'Église catholique reconnaît dans un temps record le caractère héroïque de ses vertus,et elle est béatifiée en octobre 2003 par Jean-Paul II à  Rome.

 

 

Controverse

 

La «sainte des caniveaux» ne faisait néanmoins pas l’unanimité au Bengale. L’immense ville de Calcutta, 17 millions d’habitants, suintante, sale, odorante, surpeuplée, est devenue le symbole d’une misère atroce. Malgré cela, elle est aussi considérée en Inde comme le cœur intellectuel et culturel du pays. Plusieurs grandes figures des trois derniers siècles en sont originaires, spécialistes de philosophie, poésie, danse, théâtre.

De plus, il s’agit d’une ville profondément et quasi-exclusivement hindoue (depuis la partition de 1947) et non catholique.

Enfin, le manque de connaissances médicales et l’opposition à la contraception prônée par les Missionnaires de la charité leur sont opposés régulièrement.

Mais le but premier de l’organisation était non pas de sauver des vies mais de donner de l’amour aux mourants.

 

Quoi qu'il en soit, Mère Térésa était devenue en quelques décennies l’une des personnes les plus connues de la planète et une légende vivante. Son nom devint synonyme d’amour inconditionnel, de don de soi et de dévouement.

Publié dans Religion

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